Retour LE MAGAZINE
Six mains et un grand huit. Un dîner unique à Copenhague.

À Copenhague, Les Grandes Tables du Monde ont imaginé, aux côtés de The Pagoda et à l’invitation du chef Viki Geunes, un dîner réunissant trois grandes signatures de la gastronomie européenne. Avec quelques sensations fortes au programme.

Le 1er novembre 2026, c’est dans l’un des lieux les plus emblématiques de Copenhague que Les Grandes Tables du Monde ont donné rendez-vous à une trentaine de gourmets européens. Au cœur des jardins de Tivoli, The Pagoda accueillait un dîner à six mains réunissant Viki Geunes, chef du restaurant Zilte à Anvers, Tohru Nakamura, à la tête de Tohru in der Schreiberei à Munich, et Sébastien Faramond, chef de La Table de Pavie à Saint-Émilion.

Trois chefs, trois personnalités et autant d’intelligence culinaire, réunis le temps d’une soirée. À l’origine de cette rencontre, une invitation de Viki Geunes et une envie commune : sortir la gastronomie de ses habitudes. Et, tant qu’à faire, lui offrir quelques frissons, à table et dans les airs.

Diner 8 mains, chefs

Le menu donnait rapidement le ton.

Le thon toro, superbe avec son ajo blanco. La langoustine, puissante, escortée d’une sauce au vin rouge Esprit de Pavie qui ne faisait pas dans la demi-mesure. Et ce pigeon magnifique, assez sûr de lui pour laisser la vedette à des lentilles travaillées avec une finesse remarquable. Il faudrait aussi vous raconter le pastrami de wagyu, le vert insolent de ces spaghettis de celtuce et cette sole incandescente. Bref, six créations et aucune envie de choisir son camp.

Chaque chef y exprimait librement sa cuisine, sans chercher à gommer les différences. Et c’est bien là tout l’intérêt de ces rencontres : trois univers qui se croisent, se répondent et composent, le temps d’un dîner, quelque chose qu’aucun n’aurait imaginé seul.

Dans les verres, Aaron Moeraert, sommelier du restaurant Zilte et lauréat du Prix de la Création Liquide 2026 des Grandes Tables du Monde, avait imaginé les accords. Une nouvelle démonstration de son talent pour faire des flacons bien plus que de simples accompagnements. De quoi prolonger les surprises, parfois là où on ne les attendait pas.

Tivoli, plat

Tivoli plat

Plat tivoli

Et soudain, un grand huit !

Car à Tivoli, il aurait été dommage de rester sagement assis toute la soirée.

À mi-parcours, nous avons donc invité chefs et convives à abandonner leurs tables pour un tour de grand huit privatisé dans les jardins de Tivoli. Oui, entre deux plats d’un dîner gastronomique.

Quelques minutes de cris, de rires et de sensations fortes. 

Une parenthèse délicieusement déraisonnable, à l’image de la gastronomie que nous aimons défendre aux Grandes Tables du Monde : exigeante sans être austère, généreuse, vivante et surtout capable de ne pas se prendre trop au sérieux.

Au-delà du dîner, cette soirée racontait une certaine idée de notre association. Celle d’un réseau international de restaurateurs qui partagent bien plus qu’une même exigence d’excellence.

 

Faire se rencontrer des chefs de Belgique, d’Allemagne et de France autour d’une table à Copenhague, réunir leurs équipes, leurs savoir-faire et leurs invités, c’est donner corps à cette communauté que nous construisons chaque jour. Et rappeler que les plus belles collaborations naissent souvent d’une envie toute simple : celle de partager.

À Tivoli, le temps d’une soirée, la gastronomie a pris des allures de fête. Et si le luxe d’une grande table, finalement, c’était aussi de nous faire perdre un peu le contrôle ?

Pour une fois, ce n’était pas seulement une métaphore.

Betty Marais

à lire aussi

Jumeirah Capri Palace : Andrea Migliaccio et l’art du « Eat Entertainment »

JUMEIRAH CAPRI PALACE : ANDREA MIGLIACCIO ET L’ART DU « EAT ENTERTAINMENT »

Nichée dans le cadre idyllique d’Anacapri, la prestigieuse adresse du Jumeirah Capri Palace ne se limite pas à un simple refuge de luxe. Elle s’impose comme une destination gastronomique à part entière, réinventant la haute cuisine à travers une approche novatrice : le "eat entertainment". Ici, l’expérience culinaire s’élève au rang d’art de vivre, fusionnant saveurs, techniques et narration pour offrir des instants inoubliables. Au cœur de cette vision, Andrea Migliaccio, chef exécutif, orchestre avec brio les quatre restaurants emblématiques du palace.

Leanda Pearman

LEANDA PEARMAN

Assistante personnelle de Raymond Blanc Le manoir aux quat'saisons « Ces 20 ans de route ensemble, prouvent que notre relation de travail est solide. »

Céline Couillon

CéLINE COUILLON

Restauratrice La Marine « Ce métier pour moi, c’était une vocation »