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Notre guide 2026 et Lulu la Nantaise

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Lucie, mais on me connaît surtout sous le nom de Lulu la Nantaise. « La Nantaise » parce que j’ai fait mes études à Nantes, et « Lulu » en clin d’œil au film Les Tontons flingueurs, dans lequel on évoque Lulu la Nantaise.

J’ai commencé comme graphiste freelance en 2011, avant de me consacrer entièrement à l’illustration en 2018, lorsque j’ai été accompagnée par Virginie, mon agente. À ce moment-là, j’ai fait le choix de tout arrêter pour me concentrer pleinement sur le dessin.

Ce que j’aime le plus dans mon métier, c’est la variété des projets : packaging, couvertures de livres, collaborations avec des marques, dessin de presse… Aucun projet ne ressemble au précédent, et chacun est un nouveau terrain de jeu.

@Lulu la Nantaise

Qu’est-ce qui vous a donné envie de participer à ce projet ?

J’admirais déjà le travail d’autres illustratrices qui avaient incarné la couverture du guide avant moi. Forcément, le projet était très tentant. Et le sujet particulièrement appétissant ! Très vite, j’ai aussi senti qu’avec Joséphine (NDLR : responsable éditoriale des Grandes Tables du Monde), le courant passerait naturellement, et ça fait toujours toute la différence.

Je n’aurais pas spontanément osé associer le monde de la gastronomie à mon univers graphique vintage. Le fait qu’on me fasse confiance pour mêler ces deux mondes m’a touchée. J’ai aussi réalisé le lettrage, c’était assez réjouissant d’être à l’œuvre pour une couverture dans son ensemble.

Comment démarrez-vous un projet ?

La couleur est toujours mon point de départ. Elle guide immédiatement l’ambiance et les choix graphiques à venir. Il m’arrive de commencer par des crayonnés en noir et blanc, mais c’est assez rare. Le plus souvent, je pose rapidement un aplat de couleur : il donne le ton, suggère un style et ouvre le champ des possibles

Que pensez-vous du résultat final ?

Je suis ravie ! J’aime bien le dos toilé rose : il apporte beaucoup d’élégance et de caractère à l’objet.

Connaissiez-vous l’association avant ce projet ?

Oui, notamment à travers le travail d’autres illustrateurs et illustratrices. Mon petit rêve aujourd’hui serait de retourner en Provence, où j’ai vécu une dizaine d’années, et d’aller dîner à l’Oustau de Baumanière, aux Baux-de-Provence. Et pourquoi pas y voir « mon » guide posé quelque part… J’ai un an pour le faire !

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