6 nouveaux membres

6 nouveaux membres

6 nouveaux membres en 2021

En 2021, nous sommes fiers et heureux d’accueillir 6 nouveaux membres au sein de notre association Les Grandes Tables du Monde :
6 tables d’exception qui allient avec talent gastronomie, excellence, convivialité et amitié.
Nous espérons pouvoir aller à leur rencontre très bientôt !
EssZimmer in der BMW Welt – Munich – Allemagne 
Restaurant Amador – Vienne – Autriche 
Restaurant Pastorale – Rumst – Belgique 
Le Jules Verne – Paris – France 
Restaurant OCEAN – Porches – Portugal 
TAIAN Table – Shanghai – Chine 

13 nouveaux membres dans le guide 2020

13 nouveaux membres dans le guide 2020

Lancement du guide 2020 :

l’association de plus en plus attractive à l’international

Lundi 27 janvier, Les Grandes Tables Du Monde réunissait ses membres au Pavillon Ledoyen,
pour dévoiler son guide 2020 ainsi que ses 13 nouveaux membres, dont 12 à l’étranger. Tour d’horizon.

UN ANCRAGE FRANÇAIS

Figure forte de la gastronomie française, l’association n’entend pas pour autant s’en tenir aux seules frontières tricolores. De Shanghai à New-York, la communauté de restaurateurs n’a cessé de conquérir de nouveaux territoires : ces dernières années, 75% des nouvelles tables officient en dehors de la France. Autre preuve avec le nouveau millésime des membres 2020 : 10 pays, 13 tables et autant d’identités propres, dont le tout premier restaurant de cuisine chinoise, installé à Hong-Kong ! Les raisons d’une telle attractivité ? Une vision globale de la grande table et de fervents liens de solidaritéLors de sa création en 1954, l’association avait pour ambition de promouvoir une haute conception des traditions gastronomiques françaises, mais déjà, ses fondateurs évoquaient le désir de voir réunie une association mondiale de restaurateurs.

Ainsi, en 1957, le premier membre étranger, Marcel Kreusch de la Villa Lorraine à Bruxelles, rejoignait l’Association.
Sortie de l’unique giron français, la gastronomie et ses métiers exigeants sont devenus une affaire mondiale, dont l’association Les Grandes Tables du Monde entend bien promouvoir l’effervescence.

UN RAYONNEMENT INTERNATIONAL

Aujourd’hui, avec 188 membres répartis dans 25 pays et 392 étoiles au compteur (60 % se trouvent à l’étranger), l’association représente l’une des plus importantes communautés de tables étoilées dans le monde. En 2020, près d’un restaurant ** ou *** étoiles sur deux est membre des Grandes Tables du Monde et 80% des restaurants *** affichent d’ores et déjà le coq de Jean Cocteau sur leur devanture.

Comment expliquer un tel engouement ? Pour le président David Sinapian, il s’agit avant tout de solidarité : « Notre association est aujourd’hui plurielle. Mais elle est surtout cohérente, car nous partageons tous les mêmes questionnements, les mêmes enjeux et les mêmes ambitions. C’est cela qui fait notre force : tisser des liens, créer de la conversation et proposer des moments de partage et d’échanges entre membres ! »

13 NOUVEAUX MEMBRES, UNE MÊME AMBITION

Les 13 nouvelles maisons en sont la preuve. Comment lier Lung King Heen, restaurant hongkongais de Chan Yan Tak inspiré de la cuisine traditionnelle chinoise, le Casadelmar de Fabio Bragagnolo, fervent défenseur du terroir corse installé à Porto-Veccio, et le Manresa de David Kinch, véritable acteur gastronomie californienne ? Ils représentent, chacun, autant de points géographiques que de points de vue sur ce que doit être aujourd’hui la gastronomie contemporaine.

LE PROGRAMME FEMMES EN VUE

Céline Couillon, restauratrice propriétaire de La Marine, a rappelé l’importance du programme « Femmes en vue » et invité les membres de l’association à y participer.

Né en janvier 2019 d’un besoin d’encourager les femmes à rejoindre les équipes de nos maisons, à mieux connaître la diversité des métiers et d’une envie de mettre en avant des parcours différents mais tous inspirants, le programme continuera cette année de valoriser le travail des femmes de nos maisons.

BANGKOK ACCUEILLERA LE CONGRES 2020

L’association Les Grandes Tables du Monde a décidé de se tourner vers l’Asie en 2020.

Après des congrès réussis dans des destinations iconiques, chargées d’émotions et d’histoires, l’association se tourne vers le dynamisme de l’Asie. Et dans cette région, une ville fait figure d’évènement car elle y a vécu une véritable révolution culinaire en seulement quelques années : Bangkok. La politique volontariste et déterminée qui a mené à l’arrivée conjuguée du classement Asia’s 50 Best et du guide Michelin Thaïlande a propulsée la ville au centre de la scène gastronomique mondiale. Aujourd’hui les tables d’exception sont légion, et les influences nombreuses. Ainsi les restaurants thaïlandais côtoient les cuisines indiennes au même titre que les tables allemandes. Exemple avec le restaurant** des frères Sürhing qui rejoint l’association cette année. On notera aussi l’iconique et historique restaurant français de l’hôtel Oriental : La Normandie, membre des Grandes Tables du Monde et figure tutélaire de la gastronomie à Bangkok depuis les années 70.

« Grâce à son énergie, sa culture et son histoire, la capitale thaïlandaise offrira à nos membres des images spectaculaires et des expériences fortes qui forgeront d’indélébiles souvenirs. En prime, son évolution rapide dans les sphères gastronomiques, constitue à elle seule une attractivité forte pour les membres des Grandes Tables du Monde désireux de découvrir et comprendre les raisons d’un tel dynamisme. » Nicolas Chatenier, Délégué Général Les Grandes Tables du Monde.

Un nouveau conseil d’administration

Un nouveau conseil d’administration

Un nouveau conseil d’administration

Saint-Jean-Cap-Ferrat, le 17 octobre 2019 – L’association Les Grandes Tables du Monde vient d’élire son nouveau conseil d’administration lors de son 65e congrès. Lundi matin, les 181 membres de l’association – dont 83 maisons réunies sur la Riviera – étaient appelés à voter pour désigner leurs nouveaux représentants. La procédure de vote a conclu une matinée d’échanges, pendant lesquels les 12 candidats ont pu exprimer leurs ambitions pour le futur de l’association.

Les 122 membres inscrits sur la liste de vote (au final 121 votants dont 19 bulletins nuls) ont nommés 11 administrateurs : Sylvie Buhagiar, Hélène Clément, Mauro Colagreco, Sang-Hoon Degeimbre, Laurent Gardinier, Heiner Finkbeiner, Marc Haeberlin, Antonio Santini, David Sinapian, André Terrail et Maryse Trama.

De gauche à droite : André Terrail, Hélène Clément, Antonio Santini, Heiner Finkbeiner, Marc Haeberlin, Laurent Gardinier, Mauro Colagreco, Sang-Hoon Degeimbre, Maryse Trama, David Sinapian, Sylvie Buhagiar ©Kris Maccotta

Après la réunion du tout premier conseil, David Sinapian a été réélu dans ses fonctions de président pour 5 ans. Pour ce dernier, le conseil représente une communauté vivante de talents répartis aux quatre coins du monde. Pour preuve les professions de foi de chacun des administrateurs élus qui résument à elles seules la diversité des parcours, des nationalités, des visions, des générations.  En voici quelques extraits :

André Terrail – Restaurateur La Tour d’Argent – Paris, FRANCE
« Nous sommes tous au service d’une association, de quelque chose qui nous dépasse, qu’on transmettra. De ces valeurs, que nous connaissons tous, le partage, l’amitié, la transmission, c’est le rôle du Conseil de les faire vivre et de les transmettre. »

Hélène Clément – Propriétaire du restaurant Le Grand Hôtel du Lion d’Or – Romorantin-Lanthenay, FRANCE
« Il faut que nous nous posions les bonnes questions sur l’avenir de nos métiers de restaurateurs, de chefs, et de gestionnaires, mais aussi sur les nouveaux formats de restaurants, l’attente des clients, les savoir-faire et la transmission des savoir-faire. »

Antonio Santini – Propriétaire du restaurant Dal Pescatore Santini – Canneto sull’Oglio, ITALIE
« La gastronomie doit affronter deux challenges essentiels pour pouvoir regarder sereinement le futur : d’abord la nature, la naturalité, le respect des produits, et bien sûr la transmission de nos métiers, fondamentale ! »

Heiner Finkbeiner – Propriétaire du restaurant Schwarzwaldstube, Hotel Traube Tonbach – Baiersbronn, ALLEMAGNE
« Depuis plus de 18 ans, j’accompagne Les Grandes Tables du Monde avec beaucoup d’engagement en tant que membre du bureau. Je me sens appelé, soutenu par mes collègues allemands et autrichiens à continuer. Non seulement en tant que représentant de ces régions mais surtout pour l’intérêt de notre association. Si elle se porte bien, la gastronomie se porte bien aussi. »

Marc Haeberlin – Chef propriétaire Auberge de L’ill – Illhaeusern, FRANCE
« L’association a évolué, depuis le temps où je la gérais en bon père de famille. Aujourd’hui elle rayonne au niveau mondial grâce à l’équipe de David.  Si je tiens à rester au sein du bureau c’est pour représenter l’histoire, car j’ai des liens historiques avec cette association et je tiens absolument à faire rayonner l’amitié entre nous, celle qui est au fondement de notre association. »

Laurent Gardinier – Propriétaire des restaurants Le Parc – Domaine Les Crayères – Reims, FRANCE / Le Taillevent – Paris, FRANCE
« Ce qui m’anime ici, c’est surtout la passion de restaurateur, la passion de la cuisine. Car j’ai compris qu’elle dépassait le simple acte de cuisiner, et qu’elle était au cœur de problématiques extrêmement importantes. Je pense qu’il est nécessaire de pouvoir vous écouter, et en même temps de comprendre que cette cuisine évolue et qu’il nous faut faire preuve d’ouverture. »

Mauro Colagreco – Chef propriétaire du restaurant Mirazur – Menton, FRANCE
« Notre association a un rôle à jouer dans les défis qui attendent le monde de la gastronomie. Celui-ci avance globalement à grande vitesse, il nous faut penser les challenges liés aux nouvelles approchent du luxe. Nous n’avions pas les mêmes hier, qu’aujourd’hui, nous n’aurons pas les mêmes demain. »

David Sinapian ©Kris Maccotta

Sang-Hoon Degeimbre – Chef propriétaire du restaurant L’air du temps – Liernu, BELGIQUE
« Le travail de restaurateur est à faire au quotidien. L’exemple est à faire au quotidien dans nos maisons et dans la passion qu’on y met. Je parle toujours de trois cercles dans mon restaurant : notre jardin d’abord, nos producteurs ensuite, et l’envie surtout. L’envie de travailler avec des personnes formidables partout dans le monde. Et cette envie-là, c’est aussi une manière de bannir les frontières, car des frontières je n’en veux pas. »

Maryse Trama – Propriétaire du restaurant Michel Trama – Puymirol, FRANCE
« Voici déjà 20 ans que j’ai le privilège d’œuvrer au bureau des Grandes Tables du Monde. Mon seul but a toujours été d’être à votre écoute afin de défendre au mieux vos demandes, vos idées, vos objections. Ces années passées à vos côtés m’ont fait rencontrer des femmes et des hommes formidables qui représentent si bien notre profession. Nous devons tous et toutes être solidaires pour donner à notre association le rayonnement qu’elle mérite. »

David Sinapian – Propriétaire des restaurants La Maison Pic – Valence, FRANCE / Anne-Sophie Pic au Beau Rivage Palace – Lausanne, SUISSE
« Je voudrais que chacun puisse puiser dans Les Grandes Tables du Monde l’énergie et l’enthousiasme pour pouvoir faire le métier de restaurateur face à un environnement en pleine mutation. Je voudrais que vous puissiez ici retrouver vos pairs et échanger car ce sont ces échangent qui nourrissent et donnent des ailes. »

 Sylvie Buhagiar – Administratrice du restaurant Lasserre – Paris, FRANCE
« Le Conseil a besoin de membres qui se complètent par leur expérience et leur formation mais qui partagent la même passion et le même engagement. »

Ces élections démontrent ainsi l’envie des membres de soutenir un projet collectif et une vision tournée vers l’avenir. Pour le président, de grands chantiers attendent le Conseil d’Administration, au centre desquels se trouve bien sûr la promotion de ses membres. Mais l’association – dont les deux vice-présidents, le trésorier, le secrétaire général, les délégués pour la France et l’étranger, seront nommés le 26 novembre prochain – ne compte pas non plus tourner le dos aux challenges, nombreux, qui attendent le secteur.

Développement durable, management respectueux, inclusion, formation, transmission etc. feront donc l’objet d’échanges et réflexions entre pairs et avec le grand public, pour confirmer que l’association est synonyme de tradition, oui, mais surtout de progrès et de modernité !

Les prix 2019

Les prix 2019

Les prix 2019

 

L’excellence gastronomique récompensée
L’association Les Grandes Tables du Monde dévoile ses lauréats 2019 à Saint-Jean-Cap-Ferrat

L’association, qui fêtait son 65ème anniversaire, a choisi de placer son congrès annuel sous l’égide de Jean Cocteau et sous les auspices glamour de la Riviera. Le premier, qui séjourna souvent à Saint-Jean-Cap-Ferrat et à qui l’association doit son emblème, permet d’invoquer l’audace et l’ouverture d’esprit dont font preuve les récipiendaires. La seconde – chargée d’histoire et de fastes – confirme les missions d’hospitalité et d’excellence qui font la renommée de l’association, et de ses membres.

La preuve en 4 lauréats[1] :

Birgit Reitbauer, Steirereck, Vienne, Autriche,
Prix du Meilleur Restaurateur Les Grandes Tables du Monde

Aldo Sohm, Le Bernardin, New York, États-Unis,
Prix M. CHAPOUTIER du Meilleur Sommelier Les Grandes Tables du Monde

François Perret, La Table de L’Espadon au Ritz Paris, France,
Prix Valrhona du Meilleur Pâtissier de restaurant Les Grandes Tables du Monde

Cristiana Romito, Ristorante Reale, Castel di Sangro, Italie,
Prix Mauviel 1830 du Meilleur Directeur de salle Les Grandes Tables du Monde

Ces prix, remis maintenant depuis 5 ans pour certains d’entre eux, soutiennent la vision exigeante du grand restaurant défendue par l’association. Pour David Sinapian, son président, « s’il est, et sera toujours question d’héritage et de tradition, la grande table du XXIè siècle n’entend pas pour autant se reposer sur ses acquis. »

Les quatre récipiendaires des prix 2019 en sont de formidables exemples. Femmes et hommes de carrière, ils incarnent le lien indéfectible qui unit tradition et novation dans l’expérience gastronomique. À la somme de gestes et savoir-faire qu’ils promeuvent, s’ajoute une curiosité sans limite et une recherche permanente de justesse, de pertinence et de modernité. 

[1] Les lauréats ont été sélectionnés parmi une pré-sélection (faite par le Conseil d’Administration : David Sinapian, Jean-François Piège, Serge Schaal, Sylvie Buhagiar, Laurent Gardinier, Yannick Alléno, Marc Haeberlin, Maryse Trama, Heiner Finkbeiner, Antonio Santini) par un panel de 50 votants internationaux (27 votants français / 23 votants étrangers).

Lauréate 2019 du Prix du Meilleur Restaurateur Les Grandes Tables du Monde

Birgit Reitbauer – Steirereck
Autriche

 

Birgit Reitbauer est une femme de cœur.
Le cœur de Stadtpark, le cœur d’Heinz Reitbauer, le cœur du restaurant Steirereck.

Ce lieu fort est emmené par un couple soudé qui œuvre depuis de nombreuses années à atteindre l’excellence. C’est un défi qu’ils renouvellent à deux chaque jour. La cuisine est l’affaire de Heinz, qui a pris la succession familiale de ce restaurant créé dans les années 70.
Birgit, elle, dirige et donne le rythme à la partition en salle. Pour elle, la relation aux clients a toujours été essentielle. Elle aime ce lien si personnel qui s’établit pendant les repas au Steirereck. Elle habite cette fonction de passage entre la salle et la cuisine, entre la douceur des tables et le bruit de la cuisine.

Depuis toujours, elle tempère, arrondit, rythme et met en musique ce restaurant d’élite qui occupe une position privilégiée dans le paysage culinaire viennois.

Alexandre Leanza, Global Image Parternships Director Moët Hennessy et Birgit Reitbauer ©Kevin Leinster

Lauréat 2019 du Prix M. CHAPOUTIER du Meilleur Sommelier Les Grandes Tables du Monde

Aldo Sohm – Le Bernardin
États-Unis

Mathilde Chapoutier et Aldo Sohm ©Kevin Leinster

 

Aldo Sohm peut s’enorgueillir d’une carrière époustouflante et mondiale.

À 19 ans, il tombe fou d’amour pour le vin et en fait son métier. À force d’efforts, les premiers prix tombent, et en 2004, il s’envole vers les États-Unis. Les récompenses le suivent outre-Atlantique et le mènent au Bernardin où il commence à travailler avec Maguy Le Coze et Eric Ripert. L’année suivante, il est élu meilleur sommelier du monde. Toujours animé par cette passion du client et de la conversation autour du vin, il continue d’arpenter à chaque service la salle immense du Bernardin. À ses côtés, travaille une jeune équipe, essentiellement féminine, élogieuse à son sujet. Car au-delà du sommelier d’exception, Aldo Sohm est aussi un mentor, bien décidé à ouvrir les frontières et partager son amour du vin avec le plus grand nombre. C’est ce professionnel abouti et chef d’équipe inspirant que l’association Les Grandes Tables du Monde et la Maison M. CHAPOUTIER ont souhaité récompenser !

« Le vin est fait pour être partagé mais surtout pour s’accorder avec des mets. Ce mariage mets et vins, essentiel, est au cœur de la philosophie M. CHAPOUTIER.
Ce sens du partage se retrouve dans le vin, qui lui-même apporte sa richesse aux mets qu’il accompagne. Nous avons eu l’honneur de remettre le prix M. CHAPOUTIER du Meilleur Sommelier des Grandes Tables du Monde à Aldo Sohm qui transmet par ses accords sa passion.
» 
Mathilde Chapoutier, Directrice commerciale groupe.

 

Lauréat 2019 du Prix Valrhona du Meilleur Pâtissier de restaurant Les Grandes Tables du Monde

François Perret – La Table de l’espadon au Ritz paris
France

François Perret s’est confectionné, en quelques années, une place de premier ordre dans la pâtisserie française.

Intransigeant dans sa quête pâtissière, en recherche constante du parfait équilibre, il est devenu maître dans l’art de rejouer les grands classiques en version contemporaine. Ce virtuose de la gourmandise, obsédé tant par le goût que par la forme, affranchit aujourd’hui la pâtisserie des anciens codes. Ses créations jouent la carte du « juste sucre », pour se concentrer sur l’essentiel : le goût, la générosité, ainsi qu’une certaine audace, qui font aujourd’hui sa renommée aux côtés du Chef Nicolas Sale, dans les cuisines du Ritz Paris.

« Partenaire des artisans du goût passionnés depuis près de 100 ans, nous mettons toute notre expertise à leur service pour les accompagner dans leur quête de créativité et de singularité. Or aujourd’hui, pour être singulier, nous sommes convaincus qu’il faut aussi être responsable.

Nous sommes donc heureux d’avoir remis ce prix à François Perret, pâtissier incisif, généreux et étonnant, qui comme nous valorise une gastronomie du bon, du beau et du bien.

Car faire bien c’est avant tout respecter les hommes et la planète.
Et, nous en sommes intimement persuadés, c’est aussi durer. »
Juliana LEPAN, Directrice marketing et communication Valrhona

 

Juliana Lepan, François Perret et Zeyneb Lara ©Kevin Leinster

Lauréate 2019 du Prix Mauviel 1830 du Meilleur Directeur de salle Les Grandes Tables du Monde

Cristiana Romito – Ristorante Reale
Italie

 Valérie Le Guern Gilbert et Cristiana Romito ©Kevin Leinster

 Cristiana Romito a contribué dès le début au destin de l’un des plus beaux restaurants d’Italie, le restaurant Reale situé dans les Abruzzes dans un ancien monastère.

Un chef, aussi talentueux soit-il, ne peut dialoguer avec ses invités sans son homologue dans la salle et Cristiana en est un des plus beaux exemples. Véritable interprète des créations de son frère le Chef Niko Romito, elle a développé une conception personnelle de l’hospitalité, un ensemble de gestes qui se déploient dans une élégance informelle et d’une attention constante. Elle véhicule, avec harmonie et exigence, la vision pionnière du Chef. Tour à tour Room Manager et Executive Manager du restaurant Reale, Cristiana voit tout, supervise tout et donne à la philosophie du Chef une réalité physique et humaine d’une grande force.

 « Partage, transmission et excellence sont les fondements de ces métiers de salle, valeurs que Mauviel 1830 s’emploie à partager au quotidien avec mes équipes. Nous avons choisi d’honorer Cristiana Romito du Ristorante Reale en Italie, une femme de caractère qui transmet, chaque jour avec passion et conviction, la philosophie du chef en cuisine directement au client en salle. C’est un lien fort, indispensable pour que l’expérience soit complète. » 
Valérie Le Guern Gilbert, Présidente de Mauviel 1830.

Trois étoiles pour Le Clos des Sens et le restaurant Le Mirazur

Trois étoiles pour Le Clos des Sens et le restaurant Le Mirazur

Trois étoiles
pour Le Clos des Sens et le restaurant Le Mirazur

Rencontre avec Laurent Petit et Mauro Colagreco, les nouveaux chefs trois étoiles.

LE CLOS DES SENS

Martine et Laurent Petit,
ANNECY, FRANCE

Cette troisième étoile marque-t-elle l’accomplissement d’une longue quête ?
– Elle est l’accomplissement d’un chemin et d’un cheminement. En effet, elle représente l’aboutissement d’une aventure commencée en juillet 1992, même si initialement, nous n’avions pas les étoiles pour objectif. Ce qui nous intéressait, c’était de construire une jolie maison. Cette troisième étoile est donc le résultat d’une vie et d’une carrière.

Qu’entendez-vous lorsque vous affirmez vouloir donner un sens responsable à votre troisième étoile ?
– Cette troisième étoile représente le bon sens paysan et la civilité, bien au delà de la cuisine. Je ressens une grande fierté d’avoir séduit les inspecteurs avec ma cuisine et son périmètre. Mon désir en cuisine est de rester très simple, dans le sourcing des produits et dans la lecture des plats. Cette troisième étoile est donc affranchie de toute démonstration, des codes de la gastronomie ; elle est démocrate.

Parlez-nous de votre philosophie locavore et de votre jardin en permaculure.
– Ce fut un énorme travail pour le structurer mais je suis bien accompagné par mon jardinier Lionel Perron qui possède un excellent sens potager. Le but de ce jardin en permaculture était de revenir aux fondamentaux ; d’apprendre à cultiver, ramasser, éplucher, et de transmettre. En effet, dans la maison, nous sommes une trentaine et la moyenne d’âge est de 25 ans. Le potager joue un vrai rôle éducatif. Je suis en quelques sortes un “passeur”. Sagesse et bon sens sont mes maîtres-mots.

Un plat signature, fétiche ?
– Tarte millefeuille de choux verts, fera fumé, œufs de fera d’automne. Il y a un travail assez complexe en amont qui est finalement simple à comprendre. Cette tarte se compose d’une pâte feuilletée inversée, d’un tarama cuit au citron, d’un millefeuille de feuille de chou blanchi et brûlé, le tout tapissé de fera fumé. La tarte est servie tiède avec un bouillon de fera fumé monté au beurre.

RESTAURANT LE MIRAZUR

Mauro Colagreco,
MENTON, FRANCE

Vous êtes le premier chef étranger à recevoir cette distinction, que ressentez-vous ?
– C’est un immense honneur, une grande responsabilité en même temps. Je suis fier et reconnaissant au Guide Michelin qui m’a accordé cette récompense. C’est la preuve que la cuisine ne connaît pas de frontières.

Cette troisième étoile est-elle l’accomplissement d’une longue quête ? 
– Plus qu’une quête, il s’agit d’un chemin, long, riche, passionnant et, surtout, pas encore terminé !

Vous rouvrez Le Mirazur début mars, quelles nouveautés allez-vous apporter à l’expérience de vos clients ? 
– Nos convives seront encore plus amenés à découvrir Le Mirazur et son âme, pas à pas, dans un parcours qui les mènera à la table, afin de goûter les saveurs de notre terroir. Nous ouvrons nos portes, notre maison, un lieu de partage, de beauté et d’amour pour la nature.

Un plat signature, fétiche ?
– La betterave crapaudine cuite en croûte de sel et servie avec une sauce au caviar osciètre. Un oxymore entre produits soi-disant pauvres et riches. Encore une fois, nous jouons sur la ligne éphémère d’une frontière.

Hommage à Andrew Fairlie

Hommage à Andrew Fairlie

Hommage à Andrew Fairlie

Nous avons appris le décès de notre membre Andrew Fairlie, le 22 janvier dernier, à l’âge de 55 ans. Andrew souffrait depuis 2005 d’une tumeur au cerveau.

Andrew nous avait rejoints en 2017 avec son restaurant éponyme dont il était propriétaire et qu’il avait installé dans l’enceinte de l’hôtel Gleneagles à coté d’Edinburgh. L’ouverture avait eu lieu en 2001. Tout de suite ce restaurant de 50 couverts avait rencontré le succès et avait décroché les étoiles au guide Michelin : la première en 2002, la seconde en 2006.

Né en Ecosse à Perth le 21 novembre 1963, Andrew s’était illustré en 1984 en remportant le Roux Scholarship qui était décerné pour la première fois cette année-là. Il avait ensuite découvert la cuisine française au côté de Michel Guérard aux Prés d’Eugénie et à l’Hôtel de Crillon. Sa cuisine était restée très marquée par les bases de la cuisine classique française tout en mettant à l’honneur les produits du terroir écossais. Andrew était aussi un restaurateur à part entière qui prenait soin de ses clients avec beaucoup d’attention. En 2005, il avait également cuisiné pour les membres du G8 qui s’était tenu à l’hôtel Gleneagles.

Le Président David Sinapian et les membres du Conseil d’Administration s’associent pour présenter nos plus sincères condoléances à sa compagne Kate, à ses enfants Ilona and Leah et ses belles filles Kittie et Rosie, à ses équipes, à son directeur général Dale Dewsbury, à son chef exécutif Stephen McLaughlin.

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